Maintenant disponible, la toute nouvelle Mazda5 vous est offerte également en location! Venez comparer! Photo: Mazda Canada Il faut avoir un ?il exercé pour reconnaître la nouvelle Mazda5. On pourrait même dire qu'il s'agit du modèle de l'année prochaine puisqu'elle est du millésime 2012 !
La fourgonnette Mazda5 fait peau neuve. Pour plusieurs, cependant, les changements paraîtront subtils. N'empêche qu'ils sont plus importants qu'on ne le croirait.
La Mazda5 a fait son apparition sur le marché canadien en 2006. À l'époque, ce produit semblait aller à contre-courant. Plus petite qu'une Mazda MPV et qu.une Dodge Caravan (le modèle à empattement court d'alors), elle faisait bande à part dans un marché où l'on favorisait toujours les fourgonnettes de gros gabarit.
Cela n'a pas empêché son constructeur nippon d'en vendre plus de 50 000 au pays depuis son lancement. La Mazda5 est même devenue, au fil des ans, le second modèle en importance de sa gamme de produits. D'où l'importance de la renouveler de la bonne façon et au bon moment.
Et ce moment, c'était maintenant. D'abord, parce que la Kia Rondo, sa seule rivale directe jusqu'ici, lui fait la vie dure. Le constructeur coréen talonne Mazda de très près avec sa fourgonnette. De plus, très bientôt, nous verrons ce créneau de petites fourgonnettes se garnir d'au moins deux nouveautés : la Chevrolet Orlando et la Ford C-Max, deux véhicules qui figurent parmi les vedettes du Salon international de l'auto de Montréal (...).
Pour les dirigeants de Mazda, faute de transformer radicalement la Mazda5, le fait de lui accoler un millésime plus avancé amènera probablement bon nombre de consommateurs à la mettre sur un pied d'égalité avec l'Orlando et la C-Max, qui seront sans doute également millésimées 2012?
SILHOUETTE AUX FORMES « FLUIDES » N'empêche que la Mazda5 2012 réserve plusieurs surprises intéressantes, à commencer par une silhouette très retravaillée. Elle incorpore des formes très marquées, voire caractérielles, inspirées de la voiture concept Nagare dévoilée au Salon de Los Angeles, en 2006.
Évoquant les ondulations causées par une gouttelette qui tombe sur une eau calme, ces traits multiples engendrent un mouvement fluide, une forme vivante qu'on ne se lasse pas de regarder.
Ce « mouvement » s'amorce à la calandre pentagonale, signe d'appartenance à la famille des produits Mazda. Il se retrouve dans les phares, le capot et les ailes, puis se poursuit, telle une ondulation ininterrompue, sur les flancs de la carrosserie jusqu'aux feux arrière. Voilà pourquoi les designers de la marque parlent d'une silhouette fluide.
Cette refonte esthétique n'a cependant pas changé grand-chose aux dimensions du véhicule. L'empattement reste le même, alors que les cotes (longueur, largeur et hauteur) varient seulement de quelques millimètres en plus ou en moins.
Photo: Mazda Canada
INTÉRIEUR DE MÊME INSPIRATION Les motifs inspirés par la Nagare se retrouvent également dans l'habitacle, avec des formes surplombant les cadrans et longeant le bloc d'instruments. Le constructeur a voulu rehausser l'impression de qualité en rendant la texture des matériaux plus riche, plus souple, et par une finition encore plus soignée. Dès les premiers instants passés à bord, on le remarque. On se sent comme dans une BMW ou une Mercedes !
L'équipement de série très complet comprend, entre autres, un climatiseur, des lève-vitres électriques, un essuie-glace de lunette arrière et un système de téléphonie mains libres Bluetooth facile à utiliser.
Les formes fluides du tableau de bord ne compliquent toutefois pas l'utilisation des commandes. Tout est bien en vue et à portée de main pour le conducteur. Parmi les équipements offerts pour les deux versions, GS et GT, on note toutefois l'absence d'un système de guidage, même parmi les options. Le constructeur prétend qu'il hausserait trop le prix du véhicule. De toute façon, on peut trouver des versions très abordables d'appareils offerts par Tom-Tom et Garmin, qui ont aussi l'avantage d'être mobiles !
Les sièges baquets sont confortables. Leur assise haute procure un meilleur champ de vision. L'accès à l'habitacle est également favorisé par un seuil de porte très bas, ce qui rend les places médianes d'autant plus accessibles pour des enfants ou des vieillards.
Cette fourgonnette Mazda conserve naturellement ses portes latérales coulissantes, un attribut pratique lorsque vient le temps d'asseoir bébé dans son siège d'appoint, ou simplement pour accéder à l'intérieur lorsqu'on est garé dans un espace de stationnement exigu. Enfin, les places arrière (celles de la troisième rangée de sièges) ne conviennent qu'à de très petites personnes, comme toujours. L'aire à bagages n'est pas la plus vaste, elle n'en est pas moins pratique. Avec les sièges des deux rangées arrière escamotés, on dispose de 857 dm3 de volume utile. La Kia Rondo en procure deux fois plus. Cependant, en escamotant un seul des sièges médians, l'espace disponible devrait convenir à une petite famille qui trimbale régulièrement des accessoires de bébé.
PLUS DE ZOOM-ZOOM SOUS LE CAPOT ! Une nouveauté importante de ce modèle 2012 se cache sous le capot. Une variante du moteur MZR de 2,5 litres, similaire à celui qui propulse certaines Mazda3, Mazda6 et CX-7, remplace le moteur de 2,3 litres de l'ancienne Mazda5.
Légèrement plus puissant que son prédécesseur (157 chevaux contre 153), ce quatre-cylindres produit plus de couple à un régime inférieur (163 lb-pi à 4 000 tours contre 148 à 4 500 tours). Cela favorise les reprises à bas et moyen régimes, tout en procurant une expérience de conduite plus satisfaisante. À cela s'ajoute le maniement agréable que procurent les boîtes de vitesses manuelles (à cinq rapports dans le cas de la GS et à six pour la GT). Très dociles, elles ont un maniement précis et des rapports bien étagés. En outre, une boîte automatique à cinq rapports figure parmi les options des deux versions de Mazda5.
Le tableau de bord a également subi une refonte. Il adopte une esthétique moderne sans perdre, pour autant, les qualités ergonomiques qu'on lui connaissait jusqu'ici. Le constructeur affirme que sa nouvelle mouture de cette fourgonnette serait moins gourmande en carburant. Si l'on se fie aux cotes officielles, dans le cas des modèles à boîte automatique, la moyenne de consommation aurait diminué de 6 %. Dans le cas du modèle GT à boîte manuelle, dont nous avons fait l'essai, la variation est moins impressionnante et se chiffre à moins de 1 %. Dans le concret, aux termes de nos premières journées d'essais, nous avons relevé une consommation de 9,9 litres aux 100 kilomètres. À vous de juger.
Rien n'a été négligé pour étoffer la dotation de cette petite fourgonnette, même au chapitre de la sécurité. Elle a toujours des freins à disques aux quatre roues jumelés à un antiblocage. De plus, son équipement de série comprend un contrôle dynamique de la stabilité avec antipatinage, de même que d'une batterie complète de coussins et de rideaux gonflables.
Des améliorations apportées à la suspension et à la construction du châssis améliorent le comportement routier d'une bonne coche! On note moins de roulis en courbe et les bruits parasites issus de la suspension sont plus difficiles à cerner. La servo-direction précise, la rigidité de la structure et le comportement routier équilibré inspirent confiance ! À cause de cela aussi, on se croirait au volant d'une voiture allemande. Au fond, il n'y a pas que la silhouette qui est devenue plus « fluide ». La conduite aussi!